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Gestion d’une complication de greffe de sinus #2

Dans le post 1, nous avions vu une complication apparaître dix jours après la reconstruction osseuse du plancher du sinus maxillaire droit (déhiscence du lambeau vestibulaire avec exposition du greffon) (figure 1).

La décision de conserver dans un premier temps les greffons et de ne pas réaliser de manœuvres sur la gencive vestibulaire a été prise. L’antibiothérapie est prolongée et des consignes de lavage à la bétadine sont prodiguées au patient. Vingt jours après l’intervention, le patient est revu. On peut noter une amélioration de l’aspect de la gencive vestibulaire (figure 2). Un mois après l’intervention, la gencive vestibulaire bordant le greffon exposé a retrouvé un aspect normal (figure 3). Cependant, la surface de greffon exposée reste la même. Cinq semaines après l’intervention, le patient est revu et aucune amélioration n’est constatée. La décision de fraiser une partie du greffon exposé (plaquette corticale la plus crestale) est prise afin d’éliminer l’os ostéitique et de faire saigner la zone, en espérant une fermeture muqueuse en cicatrisation dirigée (figure 4). Huit semaines après l’intervention, malgré une petite amélioration, la zone exposée reste très importante. On décide alors de reprendre à nouveau une exérèse osseuse large, visant à éliminer la totalité de l’os infecté, et comprenant les vis d’ostéosynthèse. Il est retrouvé de l’os greffé semblant bien intégré, il est laissé en place. Se pose toujours le problème de la fermeture muqueuse, on décide pour être le moins délabrant possible de tenter à nouveau une fermeture spontanée en cicatrisation dirigée.

Onze mois après l’intervention, la gencive s’est reformée au niveau de la zone exposée (figures 5 et 6) et est de bonne qualité. Un examen cône beam réalisé montre la reconstruction du plancher sinusien avec une très bonne ostéo-intégration de l’os greffé laissé en place et donc la fermeture de la communication osseuse bucco-sinusienne (figures 7 à 10).

Bien que le résultat obtenu n’a pas été à la hauteur des espérances attendues en terme d’augmentation osseuse verticale supra-crestal, la très bonne gestion de la complication a permis d’obtenir à la fois la fermeture d’une large communication bucco-sinusienne ainsi qu’un gain osseux permettant la pose des implants dentaires.

Placeriez-vous les implants en un ou deux temps ?

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