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Adieu les transferts d’empreintes #3

Dans le post précédent, la phase chirurgicale d’un cas clinique utilisant la technologie Bellatek Encode (B-E) a été détaillée. Nous allons voir dans ce post la procédure à suivre pour la partie prothétique du traitement.
Après contrôle de l’ostéointégration et de la maturation des tissus mous par l’implantologue, le prosthodontiste peut réaliser l’empreinte implantaire. La particularité de la technique B-E est de réaliser directement l’empreinte sur la vis B-E. On peut réellement dire adieu aux transferts d’empreintes.
Le prosthodontiste doit réaliser une radio pour vérifier que les vis soient correctement connectées aux implants. Il doit aussi s’assurer que la hauteur du col de chaque vis, hors partie occlusale arrondie, dépasse en circonférence de 2 mm (1 mm minimum) des tissus mous (figure 1). Puis il sert fermement la vis au tournevis manuellement. La surface occlusale doit être parfaitement nettoyée avec une boulette de coton imbibée de chlorhexidine par exemple car le codage doit être parfaitement lisible. Une empreinte en un temps et deux viscosités est réalisée (figure 2). Il faut contrôler sur l’empreinte que la face occlusale a été parfaitement enregistrée (figure 3).
L’empreinte est envoyée au prothésiste afin que celui-ci la coule. Sur le modèle de laboratoire obtenu, le prothésiste vérifie la parfaite lisibilité de la surface occlusale des vis B-E intégrant le codage (figure 4). Il peut alors faire un montage sur articulateur avec l’antagoniste et le mordu occlusal et envoyer le travail au laboratoire B-E situé en Espagne.


Ce laboratoire va alors entreprendre deux opérations :

  1. La réalisation des piliers définitifs sur mesure par CFAO (pilier définitif Bellatek).Dans une première étape, la conception assistée par ordinateur (CAO) des piliers implantaires définitifs est entreprise. Le modèle de laboratoire est scanné (donc avec les surfaces occlusales des vis B-E intégrant le codage), ainsi que l’antagoniste. Grâce au codage présent sur les vis de cicatrisation B-E, les techniciens de chez Biomet-3I disposent de toutes les informations pour remplacer numériquement les vis B-E par les analogues d’implants correspondants. Il est ainsi obtenu un modèle numérique mis en occlusion avec l’antagoniste. Les piliers implantaires définitifs sur mesure sont alors conçu numériquement (figure 5). Un fichier PDF de la CAO est envoyé par email au laboratoire de prothèse du prosthodontiste. Le prothésiste valide la réalisation numérique et envoie un email de confirmation au laboratoire B-E. Dans une deuxième étape, le laboratoire B-E passe à la phase de fabrication assistée par ordinateur (FAO) des piliers définitifs Bellatek. Des véritables piliers sur mesure sont obtenus.
  2. L’intégration des analogues d’implants dans le modèle de laboratoire.Grâce au robot Robocast (figure 6), les analogues d’implants sont positionnés et fixés dans le modèle fourni par le prothésiste (figure 7). Toutes les informations concernant les implants sont codées sur la surface occlusale de la vis de cicatrisation B-E (le diamètre de la plateforme de l’implant, la position exacte de l’hexagone, la hauteur des tissus mous et la connexion interne ou externe de l’implant) et sont donc exploitées par Robocast. Ce dernier va détruire les vis B-E sur le modèle en plâtre et positionner correctement les analogues d’implants.

Une étude réalisée par Eliasson et Ortorp en 2011 (1) a mesuré les éventuels déplacements des analogues d’implants dans les maitres modèles confectionnés après avoir réalisé pour un groupe (groupe test) une empreinte directement sur les piliers B-E et intégration des analogues avec Robocast et pour un autre groupe (groupe contrôle) une empreinte conventionnelle avec transferts pickup et intégration des analogues de manière conventionnelle. Les résultats obtenus permettent de conclure que les deux techniques d’empreintes et de placements des analogues d’implants dans le maitre modèle conduisent à de faibles déplacements des analogues n’ayant pas d’incidences pour la réalisation de couronnes unitaires et de bridges de courte-portée.

Les piliers implantaires définitifs Bellatek sont positionnés sur le modèle et renvoyé au prothésiste (figures 8 et 9). Ce dernier réalise le bridge céramo-métalique 34-35-36. Le prosthodontiste dévisse pour la première fois les vis B-E et place le bridge (figures 10 à 14).

Si vous n’utilisez pas cette technologie, pensez-vous que cela puisse intéresser vos correspondants en charge de la partie prothétique du traitement ou vous-même si vous réalisez la prothèse sur implants ?

Commentaires

toniodaft

Bonjour, je viens de lire la serie des 3 post, cest très intéressant!!
Serait il possible de scanner directement en bouche les pilier B-E pour les transmettre au laboratoire B-E sans passer par la coulée de l’empreinte à l’ancienne?
Encore merci pour cette rubrique, très intéressante et tres didactique.
Antoine.

toniodaft

Je viens d’avoir la réponse à ma question dans le post d’aujourd’hui 😉
Merci.
Antoine.

Bonjour,
Effectivement la technique Bellatek Encode permet le « tout numérique ».
Comme vous l’avez remarqué, une série de posts à ce sujet est en cours dans le blog « implantologie numérique ».
D’ailleurs, ces posts auraient pu être nommé : « Adieux aux transferts d’empreinte et aux matériaux d’empreinte »!!!
Bonne journée
Charles-Henry

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