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Adieu les transferts d’empreintes #2

Nous avions vu dans le post précédent, les possibilités offertes par la technologie Bellatek Encode (B-E) (Biomet-3I).
A travers un cas clinique, le protocole chirurgical en vue d’utiliser la technique B-E va être détaillé.
C’est un patient possédant un bridge 33-34-35-36 dont 36 cariée et infectée à extraire (figures 1 et 2). Le projet prothétique est le remplacement de ce bridge par un bridge implanto-porté 34-35-36 et une couronne céramo-métalique 33.

La première intervention est l’extraction de 36, le comblement de l’alvéole avec un biomatériau (Biobank) et le placement de membranes de L-PRF (cf Post membranes de L-PRF) (figures 3 à 7). A 4 mois post-opératoire, l’alvéole de 36 a été parfaitement conservée permettant le placement d’un implant dans un axe idéal (figure 8).

La deuxième intervention consiste en la pose de deux implants 34-36 (figures 9 à 13). Immédiatement après la pose des implants (une technique en un temps chirurgical est requise), l’implantologue place sur les implants un pilier de cicatrisation spécifique : la vis de cicatrisation B-E. Elle comprend deux pièces : le corps de la vis B-E qui comprend une connexion hexagonale qui s’engage dans la connexion hexagonale de l’implant et une vis qui s’engage dans le corps de la vis B-E (figure 14). Elle possède un diamètre de plateforme prothétique, un profil d’émergence et une hauteur de col appropriés. Le chirurgien doit choisir une hauteur de vis haute. La hauteur du col de la vis, sans inclure la partie occlusale arrondie, devra dépasser des tissus mous de 2 mm (1 mm au minimum) tout autour de la vis pour permettre une prise d’empreinte lors de la phase prothétique du traitement. Il est aussi souhaitable de poser une vis B-E large pour faciliter la pose du pilier implantaire définitif sans compression excessive des tissus. L’utilisation d’un profileur d’os s’adaptant à l’implant peut être nécessaire pour connecter correctement la vis B-E. Une radio confirme la parfaite adaptation du pilier dans l’implant (figures 15 et 16). Le chirurgien doit ensuite visser manuellement et fermement la vis B-E ou mieux à 2O nw/cm à la clé dynamométrique. Le blocage primaire obtenu doit bien sûr être suffisant pour faire une technique en un temps chirurgical. Le chirurgien suture le lambeau en prenant soin de gérer de façon optimal les tissus mous afin de ne pas avoir à réintervenir chirurgicalement par la suite.

Une visite pour contrôler l’ostéointégration est planifiée à trois mois.
Dans le prochain post, le protocole prothétique sera détaillé.

Comment gérez-vous l’alvéole post-extractionnelle en vue de la pose d’un implant ?

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