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Gestion de l’alvéole post-extractionelle à visée implantaire : le secteur postérieur #3

Dans le post 2, nous avions vu que la gestion de l’alvéole post-extractionnelle avait permis de préserver un capital osseux compatible avec la pose d’un implant dentaire en adéquation avec la réalisation d’une prothèse implantaire.
La pose de l’implant dentaire est planifiée. Une incision principale crestale décalée en palatin est faite ainsi que des incisions secondaires verticales en mésial et distal (figure 1). Un lambeau de pleine épaisseur est levé, permettant d’apprécier la parfaite régénération osseuse (figure 2). Un implant Biomet-3I est mis en place (figures 3 à 5). Le blocage primaire obtenu dépassant 30 nw/cm, une procédure en un temps chirurgical est décidée. Un pilier de cicatrisation est connecté à l’implant. Le lambeau est déplacé apicalement puis suturé, pour conserver un maximum de gencive attachée en vestibulaire (figures 6 et 7).

Trois mois après la pose de l’implant, la phase prothétique du traitement peut démarrer. Le respect de 2 mm d’os en vestibulaire de l’implant est obtenu (figure 8). Le pilier de cicatrisation est dévissé (figures 9 et 10) et un transfert d’empreinte pick-up est mise en place (figure 11). L’empreinte est réalisée (figure 12). Une couronne céramo-métallique est scellée sur un pilier implantaire vissé. (figures 13 à 17).

Auriez-vous réalisé de la prothèse transvissée à la place de la prothèse scellée dans ce type de configuration ?

Commentaires

thierryk

Bonjour
Ma réponse est oui , certainement et chaque fois que c’est possible.
Ici l’axe implantaire correspond à l’axe prothétique c’est l’indication d’une couronne transvissée, en outre il existe un principe de mécanique : la libération des contraintes internes qui aboutit au revissage nécessaire quelques jours après ce qui est possible avec du transvissé mais pas avec du scellé, vous serez surpris de pouvoir redonner un petit quart de tour à la clé dynamométrique une semaine après le jour J ( pourtant débrayée à la mesure recommandée selon le système) et ce systématiquement

cheeckytiki

Hello,
Une petite question en effet: pourquoi avoir pris une empreinte implant level pour obtenir une couronne scellee alors qu avec l encode abutment une empreinte de celui ci suffit ce qui permet de le retirer qu une seule fois au moment de l essai du pilier?
Apres je rejoins le commentaire precedent si on peut aller sur de la vissee je prefere a moins de placer la marge du pilier supra gingivale et d utiliser un moyen d eliminer un max d exces avant de placer la couronne sur le pilier. Ms peut etre que le patient ne veut absolument pas de compo un peu visible sur l acces. Neanmoins…

Merci pour le partage du cas

Charles-Henry SENECHAUT

Bonsoir à vous,
Effectivement, dans ce cas clinique précis où il y a eu une gestion correcte de l’alvéole post-extractionnelle et donc un placement de l’implant dans une position « idéale », la réalisation d’une prothèse transvissée est tout à fait indiquée aussi.
Personnellement, j’ai plus d’affinité pour la prothèse scellée en unitaire ou « petit » bridge » mais par contre j’ai un certain nombre de correspondants prosthodontistes qui préfèrent la prothèse transvissée d’ou l’importance de poser les implants de telle sorte que les deux techniques soient possibles (d’où ma question de post).
Ce thème « vissée vs scellée » avait été très bien traité par Guillaume Gardon-Mollard dans un de ses posts donc je n’y reviendrais pas mais il était riche d’enseignements ( avec notamment ce fameux « Settling effect »).

Pour Cheeckytiki, pour l’encode, je pense que vous êtes un utilisateur de la technique, ce que peu de praticiens ne connaissent encore ou n’utilisent pas. Je suis aussi un utilisateur de la technique. Sur ce cas clinique, pour des raisons de délai, j’ai utilisé la technique conventionnelle d’empreinte, mais j’aurais pu aussi très bien faire de l’encode. Je ne vais pas rentrer dans le détail du protocole car le sujet de la série de posts à venir dans 15 jours s’intitule:  » Adieu les transferts d’empreinte » et sera donc consacré au protocole encode au niveau de la partie prothétique mais aussi au détail du protocole chirurgical. On pourra alors solidement interagir sur cette fabuleuse technique qui ouvre aussi les portes du « tout numérique ».
Autre petite chose: je travaille presque toujours en 1 tps chirurgical et place toujours une vis Bellatek Encode (qui est finalement ni plus ni moins qu’un pilier de cicatrisation). Ensuite libre à chacun de réaliser de l’encode ou pas. Mais au moins, le choix est permis.

Bonne soirée

cheeckytiki

Hello,
oui oui pas de soucis, la dentisterie c est du cas par cas, il n y a pas une façon absolue.
Je sais que certaines personnes ont a redire sur l encode et ne sont pas toujours satisfaites donc c est bien d avoir une feedback. On ne voit souvent que ce que l on sait chercher donc toute experience est bonne a prendre pour moi.

Merci

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