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Gestion de l’alvéole post-extractionelle à visée implantaire : le secteur postérieur #2

Dans le post 1, nous avions vu la première étape de la gestion d’une alvéole fraîchement déshabitée : l’extraction atraumatique de 26 avec préservation de l’architecture osseuse. Dans ce post, nous allons voir la deuxième partie de la gestion de l’alvéole. Tout d’abord, un matériau de comblement est introduit dans l’alvéole. Il s’agit d’une allogreffe c’est à dire un substitut osseux d’origine humain (Maxgraft, Botiss). Il est important de compacter fermement le biomatériau avec un fouloir pour qu’il remplisse complètement l’alvéole (figures 1 et 2) en prenant soin toutefois de ne pas disséminer des particules osseuses dans le sinus par la communication bucco-sinusienne.

Quatre membranes de L-PRF sont ensuite confectionnées (cf posts : Procédures cliniques L-PRF #1, #2, #3, #4) pour recouvrir la crête alvéolaire et le biomatériau. Un lambeau de pleine épaisseur en vestibulaire a été réalisé initialement pour accéder à l’os au-dessus de la lésion. Ceci a permis d’introduire sous le périoste du lambeau vestibulaire une des extrémités de la première membrane de L-PRF et de l’appliquer directement sur l’os en vestibulaire afin de recouvrir la crête édentée. De même, le décollement en sous-périosté de la gencive palatine, a permis de glisser l’autre extrémité de la première membrane de L-PRF au contact osseux en palatin. La première membrane de L-PRF se retrouve finalement au contact osseux dans son intégralité et « à cheval » sur la crête édentée. Deux autres membranes de L-PRF sont disposées à l’identique et superposées sur la première. Une quatrième membrane est disposée uniquement en vestibulaire sans recouvrir la crête. Sur les figures 3 et 4, on observe le recouvrement de la totalité de la crête édentée par les membranes de L-PRF. Le lambeau vestibulaire est libéré en réalisant une incision sous-périostée pour permettre de suturer sans tension (figure 5).

A 4 mois, le site est parfaitement cicatrisé. Les examens cliniques et radiologiques réalisés confirment la bonne préservation de la crête (figures 6 à 8). La pose d’un implant peut être planifié.

  • Placeriez-vous l’implant en un temps ou deux temps chirurgical ?
  • Quel facteur orienterait votre décision ?
  • Lors de la connexion du pilier de cicatrisation, comment gèreriez-vous la manipulation des tissus mous ?

Commentaires

axiom

Perso , je fais la même technique mais en réintervenant à 6 semaines post extraction pour avoir un recouvrement de la greffe par la gencive néoformée et ne pas être obligé de faire une traction avec incision en épaisseur partielle dans le vestibule. Et puis cela me laisse le temps de faire le devis et au patient de réfléchir si il veut la greffe ou pas . Ceci , une fois que l’extraction est terminée ; ce qui représente finalement l’acte le plus aléatoire dans le traitement.

Charles-Henry SENECHAUT

Bonjour,
Dans une série de posts à venir, je montrerai une modification de la technique utilisée ci dessus: je ne réalise plus d’incision sous-périostée, évite au maximum les incisions de décharges mais je fais toujours un décollement sous-périosté de la gencive vestibulaire et linguale. J’extrais les racines que je visualise parfaitement pour préserver au maximum l’intégrité de la table vestibulaire, débride l’alvéole , place le biomatériau et place le l-prf de part et d’autre de la crête, glissé sous la gencive vestibulaire et linguale. Puis réalisation de sutures stabilisant le tout.
Il y a donc la partie crestale qui n’est pas recouverte par la gencive mais par le l-prf. On est donc dans une cicatrisation de seconde intention sans déplacement majeur de la ligne muco-gingivale coronairement.
Bonne journée

axiom

Bonjour. Je n’ai qu’une confiance relative dans le PRF pour maintenir le matériau de comblement car j’avais essayer des comblements alvéolaires il y a quelques années en ne plaçant que du PRF dans l’alvéole comme indiqué par le concepteur niçois mais tout s’écroule au bout de 48 heures et on ne gagne rien dans l’alvéole. Cette expérience m’a été maintes fois confirmée par de nombreux confrères utilisateurs du PRF comme moi. donc je m’en sers aujourd’hui pour protéger une membrane de Schneider ou un comblement à la place d’une membrane résorbable mais j’évite toute exposition buccale.. C’est pourquoi j’attends d’avoir « retrouvé » de la gencive avant de combler et pouvoir recouvrir totalement mon greffon . Il serait intéressant que tu nous « postes » une photo du PRF exposé à la cavité buccale au bout de 48 heures et 1 semaine. J’ai aussi essayé le nouveau PRF mais sans grosse amélioration.

Charles-Henry SENECHAUT

Bonsoir,
C’est noté pour les photos. J’ai un certain nombre de cas iconographiés montrant l’évolution de la cicatrisation du l-Prf avec la technique « sans lambeau » et ce sera mis sous forme de posts ultérieurement.
Bonne soirée

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