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Gestion d’un échec de comblement de sinus #2

Suite au post précédent, la décision a été prise avec la patiente de recommencer le comblement de sinus gauche. Elle refuse catégoriquement la solution amovible. La patiente ne souhaitant plus être hospitalisée, un greffon allogénique sera utilisé en tant que matériau de comblement. Ceci va permettre d’éviter un prélèvement osseux et de réaliser l’intervention au cabinet dentaire sous anesthésie locale.
Le délai d’attente de 8 mois après l’élimination du greffon infecté et de la fermeture de la communication bucco-sinusienne (fermeture muqueuse et non osseuse) a permis de réintervenir sur un site guéri.
L’incision principale est réalisée à la limite gencive attachée-gencive libre en vestibulaire. Le décollement de la gencive est très méticuleux. Une dissection est réalisée pour séparer, au niveau de la déhiscence osseuse de la face latérale du sinus, le périoste de la muqueuse alvéolaire avec la membrane de Schneider (les 2 ayant fusionnés). Ceci pour limiter le déchirement de la membrane de Schneider. Cette dernière, une fois décollée, aura pour rôle de confiner dans la cavité sinusienne le greffon. Dans le but de renforcer et de réparer la membrane de Schneider après son décollement, une membrane autogène prélevée à la tempe (aponévrose temporale) est préparée (figure 1). Elle sera introduite dans la cavité sinusienne puis façonnée sous la membrane de Schneider décollée. Un greffon allogénique sous forme de particules est ensuite introduit dans le sinus (figure 2). Une membrane résorbable (OsseoGuard®, BIOMET 3I) est appliquée sur la face latérale du sinus et stabilisée avec 4 clous de fixation (Frios®, Dentsply, Friadent) afin de contenir le greffon et d’éviter qu’il ne s’échappe hors du sinus (figure 3). La muqueuse est enfin suturée avec des points interrompus.

Pendant la phase de cicatrisation de six mois, la patiente n’a rapporté aucun incident. A 6 mois, un scanner est réalisé confirmant le succès de l’intervention (figures 4, 5, 6 et 7). La déhiscence osseuse a pu être fermée. De plus, le gain osseux obtenu autorise la pose de 4 implants à ce niveau (24-25-26-27). Des implants Biomet-3I sont placés. On peut noter la parfaite reconstruction osseuse de la face latérale du sinus lors de la pose des implants (figure 8). Trois mois plus tard, les implants sont parfaitement ostéo-intégrés et le prosthodontiste peut démarrer son travail de réhabilitation prothétique (figures 9 et 10). Un bridge céramo-métallique 24-25-26-27 est installé (figure 11).

Pensez-vous qu’il aurait été nécessaire de réparer la déhiscence osseuse si une prothèse adjointe avait été choisie comme traitement finalement ?

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