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Traitement simultané des secteurs 2 et 3 par empreinte optique et CFAO

L’empreinte optique associée à la CFAO semi-directe permet une extension des indications cliniques par rapport à la CFAO directe.

Fig.1
Fig.1

Le cas présenté ici concerne la réalisation d’un bridge de 24 à 27 avec la confection d’un inlay-core sur la dent 24 et deux couronnes sur les dents 35 et 36 comme il est indiqué sur la fiche de laboratoire (Fig.1). Les couronnes et le bridge seront en céramique pressée sur armature zircone. Ce cas permet de présenter rapidement les étapes de la clinique et du laboratoire dans ce type de situation. La caméra utilisée est une Trios 3Shape.
L’empreinte de l’arcade mandibulaire est enregistrée, les préparations sont identifiées et les limites cervicales sont définies (Fig.2).
L’empreinte maxillaire est réalisée en deux temps. Tout d’abord une empreinte des dents préparées est effectuée pour les volumes externes et limites cervicales (Fig.3). Dans un deuxième temps la 24 est munie d’un tuteur canalaire (scan post) (Fig.4) calibré dont les références sont indiquées dans la fiche du patient. La deuxième passe d’empreinte ne concerne que la zone de la dent 24 pour situer le tuteur en place dans le canal par rapport à l’anatomie de la préparation (Fig.5).
Après retrait du tenon, l’occlusion est enregistrée (Fig.6). Le dossier peut être immédiatement transmis au laboratoire de prothèse par internet.

Le laboratoire va concevoir dans un même temps le faux moignon, le bridge et les couronnes antagonistes (Fig.7 et 8). Afin de gérer l’occlusion dynamique les modèles virtuels sont placés dans un simulateur virtuel lui aussi. Le positionnement du modèle maxillaire s’effectue sur un plan d’occlusion arbitraire. Les modèles peuvent ainsi être déplacés l’un par rapport à l’autre et l’anatomie occlusale est adaptée en fonction des critères choisis (Fig.9).

Le praticien peut avoir accès aux phases d’élaboration de la prothèse grâce à une interface internet appelée « 3shape Communicate ». Les cas sont consultables avec une visualisation en 2 et 3D, l’interaction est éventuellement possible avec le laboratoire en indiquant des commentaires et/ou une validation avant exécution du travail (Fig.10 et 11).

Le logiciel permet la création de modèles qui seront fabriqués dans une imprimante 3D. Les dents préparées sont individualisées sous forme de carottes amovibles permettant la finition éventuelle des limites cervicales (Fig.12).
Le cas est adressé au praticien sur les moulages, un occluseur fourni séparément permet de les assembler et de contrôler l’occlusion (Fig.13). Aspect des prothèses livrées : Fig.14 et 15.

La mise en place des prothèses confirme la précision de l’adaptation obtenue (Fig.16) et des rapports d’occlusion statiques et dynamiques (Fig.17 et 18).

Nous avons pu réaliser en deux séances le traitement de deux secteurs antagonistes en intégrant même la fabrication d’un inlay-core.
L’empreinte optique montre ici par la précision enregistrée, la simplification et la réduction de temps qu’elle peut apporter dans un flux de travail bien coordonné entre le praticien et le laboratoire (ici laboratoire Crownceram).

Quel protocole auriez-vous utilisé pour ce traitement ?

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