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Résultats de l’enquête sur l’utilisation de la caméra optique en cabinet #1

Au total 76 réponses à ce questionnaire ont été obtenues, dont 39 grâce à IDWeblogs (lien).
71 questionnaires ont pu être exploités pour l’analyse des résultats.

Nous avons pu noter que dans notre échantillon la réalisation d’empreintes optiques semble être une activité récente puisqu’en moyenne l’acquisition d’une caméra optique a été réalisée il y a 4 ans et demi.

Combien de praticien êtes-vous à utiliser la même caméra ?

Fig. 1 : Nombre de praticiens à utiliser la même caméra
Fig. 1 : Nombre de praticiens à utiliser la même caméra

De manière générale, 85 % des utilisateurs ont une machine pour eux seuls ou à deux. Cela semble aller dans le sens d’une activité importante de la caméra qui ne peut donc pas être partagée.

Types de caméra utilisée

SystèmeNombre de praticiens
Caméra du système CEREC47
iTéro11
TRIOS11
Planscan4
Condorscan1
Carestream1

Les caméras les plus répandues parmi notre échantillon appartiennent au système CEREC, qui est en effet le système d’empreinte numérique le plus vendu au monde. (1) C’est un système de CFAO directe. Cela explique pourquoi nous avons une forte prédominance de l’emploi de la CFAO directe.

Types de CFAO

Fig. 2 : Pourcentages de praticiens ayant recours aux différents types de CFAO
Fig. 2 : Pourcentages de praticiens ayant recours aux différents types de CFAO

De plus on note que de nombreux praticiens n’ont recours qu’à la CFAO directe. Pourtant le recours à la CFAO semi-directe ne demande pas de matériel supplémentaire. Une explication peut résider dans le fait que le système CEREC est un système fermé. En effet 38 des 41 praticiens qui n’ont recours qu’à la CFAO directe utilisent une caméra CEREC.
Bien qu’il soit possible de transférer les données CEREC au format STL, cela nécessite l’utilisation du portail Sirona Connect (gratuit pour le praticien) ainsi que l’acquisition par le prothésiste du logiciel inLab (payant pour ce dernier) permettant d’interpréter les données. (2) Il semblerait donc que le système CEREC oriente l’usage de ses caméras optiques à la CFAO directe. Ainsi nous pouvons supposer que les systèmes fermés de CFAO directe limitent les indications des caméras optiques aux capacités des usineuses présentes au sein du cabinet dentaire. Les résultats concernant la prothèse fixée semblent corroborer cette hypothèse.

Reconstitutions fixes dento-portées

imagelegende

Effectivement on peut remarquer que lors du recours exclusif à la CFAO directe l’activité prothétique est limitée aux capacités de la majorité des usineuses de cabinet : les petites pièces prothétiques en céramique jusqu’aux bridges de petite étendue.
Cependant, certains praticiens réalisent tout de même des prothèses de plus grande étendue en CFAO directe car il existe des usineuses qui peuvent travailler des pièces prothétiques plus importantes (3). De même, nous pouvons noter que la CFAO semi-directe permet la réalisation de différents types de prothèses notamment celles contenant des parties métalliques ou de plus grande étendue que celles permises généralement par les usineuses classiques de cabinet dentaire. De ce fait, un panel plus important de pièces prothétiques est réalisé avec le recours à la CFAO semi-directe.
Par ailleurs, bien que certains auteurs le déconseillent (4,5), 15 praticiens de notre échantillon réalisent des restaurations complètes fixes dento-portées et 6 implanto-portées à partir d’empreintes numériques. Il serait intéressant de connaître la durée de vie de ces prothèses ainsi que leur adaptation marginale. De même dans la littérature, on trouve un manque de données quant à ces restaurations de grande étendue produites par CFAO directe ou semi-directe.

Prothèse implantaire

Fig. 4 : Pourcentages de praticiens réalisant différents types de prothèses fixes implanto-portées à partir d’une empreinte optique
Fig. 4 : Pourcentages de praticiens réalisant différents types de prothèses fixes implanto-portées à partir d’une empreinte optique
Fig. 4 : Pourcentages de praticiens réalisant différents types de prothèses fixes implanto-portées à partir d’une empreinte optique
Fig. 4 : Pourcentages de praticiens réalisant différents types de prothèses fixes implanto-portées à partir d’une empreinte optique

En revanche, très peu de praticiens réalisent des prothèses amovibles à partir d’une empreinte optique 2 seulement sur 71 analysés.
Ainsi, de manière générale, on peut noter que plus la prothèse est complexe ou étendue moins les praticiens ont recours à l’empreinte numérique. En effet de nombreux praticiens estiment être dans l’impossibilité de prendre une empreinte numérique dans des cas restaurations amovibles ou de grande étendue.

Commentaires

nicosiro

Etude intéressante mais si la quantité des personnes intéroggés n’est pas suffisante pour tirer des conclusions.

Je souhaite apporter une rectification sur la « fermeture du Cerec » : il est ouvert depuis le 1er octobre 2015 = les laboratoires de prothèses équipées de l’inlab 15.0 et de son module interface peuvent convertir à réception les empreintes cerec et ainsi travailler sur leur chaine numérique. il n’y a pas de frais d’usage, de licence annuelle, de péremption de ce droit acquis par le prothésistes sur l’ouverture des empreintes.

il est fort à parier que cette ouverture amènera les possesseurs Cerec à utiliser plus fréquemment leur caméras d’empreinte avec leur confrère et nous le lisons déjà sur les blogs et réseaux sociaux dédiés à ces utilisateurs.

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