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Intégrer l’empreinte optique dans son cabinet #1 : encombrement des systèmes

Les systèmes d’empreinte optique actuellement sur le marché se présentent sous deux formes différentes :

  • Les intégrés « tout en un » sont organisés sous forme d’un chariot (ou « Kart ») contenant un ordinateur, un écran et la caméra.
  • Les dissociés pour lesquels la caméra est reliée à un ordinateur et un écran indépendants par un câble.

Le système CEREC largement répandu est actuellement décliné sous trois versions (omnicam, bluecam et apollo) et conserve pour les trois l’architecture du Kart. Un clavier et un « trackball » intégrés assurent l’interface de saisie avec le logiciel de numérisation et de conception de prothèse (Fig.1).
Le système iTero a vu son design évoluer mais reste un kart imposant : il est dédié aux orthodontistes depuis son abandon par Straumann pour les solutions prothétiques (Fig.2).
La société 3M propose le LAVA TDS (True Definition Scanner) dont la caméra s’est miniaturisée dans son évolution, mais qui reste associée au Kart sur roulettes. Un écran tactile permet l’interaction avec le logiciel d’empreinte (Fig.3).
Le système Trios 3 Shape existe sous deux versions, l’une sous forme de Kart à écran tactile (Fig.4), l’autre appelée « Pod », est une base reliée à la caméra qui se connecte par USB à n’importe quel ordinateur contenant le logiciel.


Ces systèmes Kart présentent l’avantage d’un bonne cohérence des composants (écran et puissance de l’ordinateur) et la possibilité d’être déplacés d’un cabinet à l’autre en cas de partage dans un cabinet de groupe. L’inconvénient réside dans leur encombrement, ce meuble mobile ne trouvant pas toujours sa place pour une utilisation vraiment ergonomique (Fig.5 et 6) : soit il occupe la place de l’assistante, soit il est situé à l’opposé du patient. D’autre part l’évolution constante de ces matériels impose leur remplacement complet lors de l’apparition d’une nouvelle caméra.

Parmi les systèmes dissociés de nouvelles propositions sont apparues : citons Cyrtina (Fig.7), Planmeca (Fig.8), Carestream (Fig.9), Trios Pod (Fig.10) et tout récemment la Condor, développée par François Duret (Fig.11) . La camera Condor très peu encombrante est reliée à un ordinateur dédié présentant un grand écran tactile. La camera Planmeca peut s’intégrer directement sur l’unit à coté des instruments rotatifs, ce qui la rend immédiatement disponible et utilise également l’écran intégré sur le fauteuil.

Des solutions personnalisées sont proposées pour une intégration au plus proche des besoins du praticien. Voici l’exemple de ce qui a été réalisé dans mon environnement de travail : un Pod Trios se situe sur une tablette coulissante en tête du fauteuil (Fig.12), la base est reliée à l’ordinateur de gestion et imagerie du cabinet qui a été configuré à cet effet en mémoire vive et carte graphique. Un grand écran de télévision placé au mur face à l’opérateur permet un suivi agréable de la numérisation (Fig.13). Cet écran duplique l’écran de l’ordinateur au moyen d’un câble HDMI. L’interface est assurée par une souris et un clavier pour certaines tâches (saisie de fiche, délimitations cervicales). Une tablette numérique, iPad ou autre, assure l’interface tactile de certaines étapes : pivotement, grossissement lors de la présentation au patient des résultats (Fig.14) (configuration élaborée par la société Bnext).


Ceci montre la diversité des propositions actuelles ; ces critères ne sont pas les seuls à être pris en compte lors de la décision de s’équiper : la maniabilité des caméras, leur prise en main, les possibilités des logiciels, l’ouverture ou non des images enregistrées qui seront évoqués dans des posts suivants participent aussi au choix du praticien.

  1. Aviez vous connaissance des ces solutions aussi variées de système d’empreinte optique ?
  2. L’encombrement du matériel est-il un facteur de décision pour l’acquisition d’un tel système ?

Commentaires

jofa

Voici ma propre position de travail au cours d’une empreinte optique en bouche réalisée avec l’Omnicam CEREC.

toto

Bonjour,
Belle ergonomie que celle de votre cabinet. Pour ma part, je fus convaincu de passer à l’empreinte numérique par mon prothésiste qui fit à quelques uns de ses clients un topo-plaidoyer sur le travail du prothésiste sur des modèles numérisés par rapport au travail classique…
Il devenait alors logique de prendre une empreinte numérique plutôt que de prendre un silicone, d’y couler du plâtre … et seulement alors de le numériser.
Restait à acquérir une caméra et je fus vraiment tenté par la qualité de l’iTéro 1e version, malgré sa masse et son volume; mais comment amortir un tel investissement, qui représentait quand même # 25 k€ pour une caméra seule, soient 1700 à 2000 empreintes en silicone?
J’ai donc trouvé que le Cérec était la seule solution complète (en 2010) qui permettait de valoriser l’aspect Hi-tech par la possibilité de poser une couronne le jour de l’empreinte.
Il est vrai que je fus surpris quand j’ai dû changer de kart pour changer de caméra, mais le remplacement de la pâte à empreintes par la poudre à empreintes était tout de même assez peu vendeur et cette omnicam est assez facile à utiliser.
Bien sûr, on se plait à rêver de systèmes ouverts, de l’envoi de fichiers Cérec pour faire un traitement Invisalign, d’avoir de Sirona une autre proposition pour intégrer le Cérec au cone-beam que de revendre son propre matériel pour acheter le leur … mais cela bien sûr, c’est dans les rêves en couleur. 😉

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