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Bridge d’essai : une méthode innovante de validation des prothèses fixées

Principe

  • Essayer cliniquement une maquette de prévisualisation du résultat final (limites cervicales, position, forme et volume des dents)

Méthode

  • Réaliser en CFAO, à partir des modèles de travail, une maquette en résine à essayer et à valider en bouche
  • En tirer, par une réduction homothétique, la maquette en CAO de l’infrastructure (fig. 1a et b)

Problématique technique et clinique

La réalisation de l’infrastructure d’une pièce prothétique (en métal ou en zircone) de grande portée est très technique, longue et délicate. Une fois terminée, la pièce est essayée et validée en bouche selon des critères habituels : adaptation aux limites cervicales, absence de hiatus, de sur ou de sous-contour, et espaces prothétiques suffisants pour le matériau cosmétique.
À ce stade, si une limite cervicale est inadaptée, la réfection totale de l’infrastructure est nécessaire.
À l’étape suivante, le revêtement cosmétique (en céramique feldspathique) doit avoir une épaisseur relativement uniforme pour une rétraction optimale lors de la sintérisation (cuisson) de la céramique et assurer son soutien. L’essayage clinique permet alors de visualiser le résultat esthétique et fonctionnel.
Les modifications et retouches éventuellement nécessaires mettent à mal l’uniformité de la céramique et imposent une réduction (impact esthétique : visibilité de l’infrastructure) ou une augmentation (impact mécanique : fragilisation), toutes deux néfastes.
Ces problèmes, découverts trop tard, ont des conséquences majeures : destruction totale de l’infrastructure voire du bridge-même, défaut esthétique ou mécanique…

Une solution technique innovante : le bridge d’essai

Cette technique innovante, proposée par le laboratoire DCM (Dental Concept Méditerranée) représente une solution de choix pour le clinicien, en apportant précision, fiabilité et confort de travail.

Principe

La confection et la fabrication (CFAP) d’un bridge d’essai (représentation exacte de la future prothèse) qui permet de contrôler cliniquement, avant sa réalisation en matériaux nobles et onéreux, la totalité des critères de succès du futur bridge (fig. 1a et b).

Méthode

L’empreinte « définitive » des préparations est classiquement réalisée (méthode surfacique ou optique) et un moulage en est extrait (fig. 2) : il s’agit du moulage de travail.

Phase 1 : empreinte et moulage de travail

Phase 2 : un bridge est réalisé en CFAO, représentant la maquette idéalisée de la future prothèse par CAO (fig. 3 et 4).

Phase 3 : un bridge est fraisé en résine de type PMMA, matériau peu couteux et facile à fraiser (fig. 5 et 6).

Phase 4 : contrôle clinique (fig. 7a et b).

En clinique, l’essai de ce bridge d’essai va permettre de contrôler :
– la qualité des limites cervicales,
– l’adéquation du projet esthétique au niveau des formes, embrasures, la position des espaces interdentaires des milieux interincisifs (fig. 7).

En cas d’excès ou de manque , il est possible de réduire cette maquette ou d’y apposer un composite flow et de transmettre la maquette modifiée au laboratoire (fig. 8 et 9).

Seule la couleur ne peut être contrôlée.

Une fois validée cliniquement, cette « préforme » du bridge peut être réduite homothétiquement (fig. 10) et le fraisage de l’infrastructure peut être réalisé.

 

Conclusion

Le bridge d’essai proposé par le laboratoire DCM est une solution innovante aux problèmes de confection et d’essais cliniques des prothèses fixées de grande portée (fig. 11 et 12).
En prévisualisant le résultat final pour permettre un essai, une validation ou une correction du projet prothétique, il permet d’optimiser la réalisation de l’infrastructure comme du cosmétique, sécurisant ainsi le travail du clinicien et du prothésiste.

Commentaires

berty

Effectivement, technique quasi indispensable.
Que j’utilise pour les bridges complets sur implants. Classiquement, mon
prothesiste voulait faire un essayage dent du commerce sur cire , soit , rien à voir au niveau sensation pour le patient, et très compliqué à modifier.
Je demande alors le wax up numérique que j’imprime en résine nextdent c&b. Je peux alors , soit modifier par meulage, adjonction de résine, ou même dans meshmixer et réimprimer, jusqu’a ce que le patient valide .

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