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Mock-up numériques : composites directs

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  1. La CFAO peut-elle devenir un outil courant pour répondre aux demandes esthétiques ?
  2. La simulation esthétique par CFAO va-t-elle modifier les relations entre le cabinet et le laboratoire ?

Commentaires

janea

ça c’est super!
la dentisterie quotidienne change vraiment de monde. merci pour ce très beau post. Encore svp car ça m’ouvre les yeux sur mon travail de tous les jours.

janea

Un wax up est une simulation (en cire en général) pour imaginer sur articulateur (mais parfois sur un moulage à main levée) la situation envisagée après restauration. Un wax up ne va pas en bouche
Un mock up est une maquette reportable en bouche pour simuler et préparer les étapes suivantes des restaurations.
Enfin c’est ce que je crois.

cfaoaatome

wiki: En informatique, le terme mock-up (qui vient du même mot anglais qui signifie une maquette à l’échelle 1:1) désigne un prototype d’interface utilisateur. Un mock-up a ainsi pour rôle de présenter les idées sur l’utilisation d’un logiciel.)

sadaikha

merci pour vos explications, c est quoi ce cour sous exocad, desole je n ai pas compris.

Thomas SASTRE

Bonsoir,
Merci pour l’intérêt que vous portez à ce post.

Le wax-up où « cire ajoutée » correspond au projet esthétique et fonctionnel réalisé par le laboratoire.
Pour cela, le modèle initial du patient est modifié par ajout de cire jusqu’à obtenir l’esthétique et de la fonction souhaitées.

Le Mock-up ou « masque de diagnostic » correspond à la validation clinique du wax-up.
Pour cela des clés silicone sont faites à partir du wax-up.
Ces clés sont remplies de résines puis replacées en bouche.
Une fois les clés retirées, le projet esthétique apparait ainsi en bouche, ceci permettant sa validation.

Tous l’intérêt des wax-up et mock-up numériques réside dans la conservation maximale des informations du projet esthétique lors de l’étape de validation clinique, étape toujours très délicate avec la technique  » conventionnelle analogique »

Thomas SASTRE

Mock-up en bouche.

Vous pouvez constater la difficulté de conserver les informations du wax-up lors de leur transfert par clé ( arêtes de transition,limites,état de surface….)

Thomas SASTRE

Le logiciel utilisé ici pour réaliser ce cas est un logiciel 3 shape.
Exocad est le nom d’un autre logiciel de laboratoire.

cfaoaatome

voici les photos (avec le pc ça va mieux !) cas encours

la proposition dsd faite à la patiente

cfaoaatome

et la capture d’écran de la proposition virtuelle, le bridge est en cours de fabrication sous prototypage par digicad avec une nouvelle résine transpa blanche, résultat attendue fin de semaine

cfaoaatome

la méthode conventionnelle bute sur l’absence de plan d’occlusion transmissible par le traitement DSD de la photo lors de la réalisation du wax up au labo . L’usage du pied à coulisse est déjà fastidieux pour reproduire en cire le projet DSD pour hauteur et largeur des incives, mais pour les canines puis le bloc cuspidé …aléotoire
D’où ma réflexion de faire ça en chaine numérique, et le projet à donc déjà des réalisations ici, comme quoi c’est dans l’air du temps. Ma prochaine étape est de produire un visage en 3D pour que le calage photo puis visage D puis projet exocad (ou3shape il a les mêmes fonctions)

janea

oui ça change vraiment la partique de la dentisterie. Et l’enseignement de la dentisterie.
Vous pouvez nous proposer autant de cas que vous pourrez et tout le monde sera preneur. Merci pour ce post passionnant.

sadaikha

Grand Merci,Docteurs pour ses toutes explications et l’apprentissage de la manipulation de ses logiciels se passe comment ou avec qui ?
es ce que avec le commerciale de la sociéte qui vend le materiel ou avec les enseignants de la formation ou a l’université ?

Thomas SASTRE

Effectivement, ce qui est montré par cfaoatome s’appelle la convergence.

L’idéal serait évidemment de faire converger la photo du patient ( fichier JPEG) avec le modèle de la bouche du patient ( fichier stl) et enfin avec la radiologie pour l’implantologie ( fichier dicom).
Le post, 1er d’une longue série aborde justement step by step, ce processus là.

J’attire toutefois votre attention sur 2 principes fondamentaux me semble-t-il:
1-ne perdons pas de vue le but de toute thérapeutique:rendre service à un patient en ayant une « maîtrise raisonnée » de ces technologies.
Ne rendons pas compliqué des séances cliniques  » simples » par un recours à tout prix à ces outils.
2- Ce  » A TOUT PRIX » dans son sens littéral doit être évité!
le patchwork de solutions numériques utilisé ici à un coût non négligeable et a pour conséquence l’explosion des prix de nos traitements.
Combien devra être facturé par le laboratoire ce « simple bridge provisoire »?

En tout cas, je vous félicite pour vos contributions et suis ravi de votre enthousiasme.

Ps: j’attends avec impatience la photo clinique de ton bridge provisoire car je suis curieux de voir comment tu t’en sors pour conserver la proposition du DSD (Digital Smile Design) car on voit sur tes photos que le projet proposé n’est pas superposable aux émergences des dents naturelles de ta patiente .
Le numérique reste du virtuel, le réel est souvent plus complexe!

En tout cas bravo pour ta maîtrise de cet univers et merci pour cette belle contribution

Thomas SASTRE

compte tenu des nombre de demandes de formations comme nous avons à chacune des nos interventions, il semblerait qu’il n’existe aucun accompagnement autre que des hotline.
C’est la raison pour laquelle nous réfléchissons sérieusement à mettre en place une structure « clinique et laboratoire « à cet effet.

Julien Hanss co-auteur de ce post et prothésiste va vous donner une réponse plus précise sur la courbe d’apprentissage sur ces logiciels

rhizalyse

Je ne comprends pas comment le composite qui n’est pas un flow peut restituer la forme du mock-up sous la clé en silicone.

paul

Bonjour à tous,
En quinze ans d’exercice cfao, nous avons pu observer de nombreux changements. Aujourd’hui, nous assistons à une profonde mutation.
Ceci est aussi valable pour la clinique.
Nous passons d’un exercice faisant appel à des restaurations périphériques complêtes et scellées, à une dentisterie adhésive faisant appel à de petites restaurations partielles.
Pour répondre à votre question, la pratique quotidienne est la première source de formation.
Le fournisseur, ou le distributeurs, quant à eux, vous proposeront des formations de niveaux divers; à ne pas confondre avec les hotlines, qui sont là pour résoudre des problêmes ponctuels.
Une collaboration étroite entre ces fournisseurs et nous professionnels permet une adaptation plus rapide de ces outils.
En tant que prothésiste, le monde universitaire m’est peu connu.
En tout état de cause, les divers cursus de formations commencent à intégrer cet univers pour les étudiants.
Enfin , l’échange entre professionnels est une source de formation non négligeable: le compagnonnage est de retour !
Ce blog en est la preuve.
Merci à tous pour l’intéret que vous portez à ce sujet.

Julien HANSS

janea

« la pratique quotidienne est la première source de formation »

« l’échange entre professionnels est une source de formation non négligeable: le compagnonnage est de retour ! »

Parfaitement d’accord avec vous!
Aujourd’hui, l’enseignement universitaire ne survit que par la peur qu’il inculque. Pour avancer, pour faire autre chose que de l’urgence pour migrants ou polyhandicapés (qu’il faut soigner en priorité bien sûr), donc pour soigner les populations éduquées et responsables (les plus nombreuses et les plus demandeuses), comme on le fait à l’étranger, il faut apprendre son métier, après le diplôme, par compagnonnage auprès des fournisseurs, des prothèsistes, des assistantes et des confrères. Pourquoi?
Mais parce qu’à la fac on ne voit jamais ces populations qui se présentent au cabinet. Leurs demandent sont quasiment inconnues des étudiants.

sadaikha

pour pratiquer cette technique , il faut investir dans quoi comme equipement et/ou materiel + logiciels
combien en cout totale ou aproximative?
es ce que vous avez des images plus detailés de ce materiel !, merci

cfaoaatome

pour une impression de petite portée ( 5 à 7 elements) 3 970€HT la projet 1200 de 3d system, un scanner medit identica SE à 10 000 € et exocad à 4 000 € chez 3ds (jean michel Bertin)
materiel pour laboratoire

paul

Pour répondre à votre question ,pour le laboratoire :
une solution CAO type :
3 shape
exocad
dental wings

investissement:25-50000 euros
un systeme d ‘impression 3D :
30-80000euros.
Attention ,ce matériel n ‘est spécifique à cet exercice .
Pour le cabinet , Thomas vous donne rdv lundi .
Julien HANSS

cfaoaatome

la projet 1200 de chez 3d system se fait à 3970 €HT
l’identica SE de medit 10 000 € exocad 4000 € chez 3Ds (jean michel Bertin
Comme pour le 3 shape c’est du matériel pour laboratoire, et les prothésistes qui l’ont acquit savent s’en servir suffit de leur demander de faire ce genre de travail . La simple vidéo suffit pour faire comprendre le process

cfaoaatome

un premier retour d’impression sur une Projet 3510DP, j’attends encore leur résine transpa

Thomas SASTRE

Bonsoir à tous,
Désolé pour mon silence, 1 er mai oblige!

je vois que ton cas avance .

Reprenons tout de même quelques éléments sur ces techniques numériques:

– le wax-up numérique est réalisé en respectant les règles générales régissant la technique du wax-up conventionnel ( respect des plans de références faciaux, respect des courbes masticatoires, respect des proportions, des emergences dentaires…) cf « le guide esthétique » – JC PARIS

Il doit donc être esthétique ET fonctionnel ET harmonieux avec le visage du patient.

– le mock-up numérique est la transposition fidèle du wax-up numérique et ce dans le but de valider cliniquement les éléments que nous avons énumérés ci-dessus.

La qualité de l’impression et donc de l’imprimante est primordiale.
Même si cette technologie s’est beaucoup démocratisée, un investissement minimal reste nécéssaire , les solutions  » 1er prix » restant trop imprécises.

Thomas SASTRE

rendez-vous pour la suite très prochainement sur le weblog.

Merci à tous

ps: merci beaucoup cfaoatome pour tes post
je reste très impatient de voir l’intégration clinique de ton travail.

cfaoaatome

Merci de me convier à partager mes essais sur ce principe de mock up virtuel. Je crois que nous sommes les défricheurs de cette méthode.

mathieu

Dr Sastre, bonjour.
Merci pour ce post très stimulant. Au sujet du premier cas traité dans la vidéo : j’ai bien noté que les incisives ont été restaurées l’une après l’autre pour éviter de coller les points de contact. Dans le cas où les faces proximales sont à restaurer, comment gérer les points de contact avec la technique de la clé transparente ?
Merci pour votre réponse. Mathieu.
P.S : au sujet de la photo du mock up en résine, j’ai vu (mais pas encore pratiqué) une technique qui semble donner un rendu plus précis : utiliser une clé en silicone réalise en wash technique (sur un duplicata en plâtre du wax up) puis charger la clé avec une résine bis acryl. Pas besoin de scellement, le mock up tient par clavetage.

Thomas SASTRE

Bonsoir,
les gestions des points de contact se fait par protection simultanée des dents adjacentes par du teflon

Thomas SASTRE

la technique de la clé silicone en wash-technique est effectivement le gold standard dans la réalisation des mock-up antérieurs.
Toutefois ces clés ne peuvent pas être réalisées avec des silicones transparents permettant la polymérisation du composite au travers.

De plus, elles sont faites sur des wax-up cire réalisés sur modèles à main levée.
En effet, que ce soit par utilisation du DSD, de keynote ou photoshop,la réalisation du projet esthétique à partir des photos des visages et des sourires, est traduit à main levée par la technique de cire ajoutée sur les modèles en plâtre.
Il y a donc forcément une perte d’information.

Bien qu’effectivement en léger surcontour, les mock-up imprimés numériques sont la réplique fidèle du projet numérique basé sur les photos du patient .
Ils sont également possible en secteurs postérieurs pour intégrer la fonction ce qui est beaucoup plus délicat en technique dite « conventionnelle ».

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour le prochain post  » Projet esthétique et fonctionnel numérique: apport dans le traitement des abrasions « 

cfaoaatome

enfin j’ai reçu l’impression par 3d system sur la nouvelle résine

laborde

Apres tout ce qui est dit, n’oublions pas que le mock-up est exclusivement un projet additif tandis que le wax up est un projet additif ou soustractif.
Notre missionn est la validation d’un projet prothétique, additif ou soustractif, et non un mock-up.
Lorsque le projet additif utilise le mock-up, c’est une façon de valider dans la sourire et la fonction le projet proposé sans toucher au dent et de valider le résultat. La validation du projet additif est élémentaire et bénéfique et essentielle à la motivation du patient. Mais personne ne vous a encore dit comment construire ce projet, quels sont les objectifs pour un cas clinique donné, afin de d’éviter l’élboration de plusieurs projet, sans perte de temps fauteuil.
Il y a des projets additifs et soustractifs; personne ne vous dit comment construire un projet et comment faire, dans ce blog, quand il est nécessaire dans un projet soustractif et ils sont LÉGIONS.

François UNGER

Merci Gilles de ce rappel fondamental (qui ne retranche rien à la qualité du post). Oui il y a beaucoup de choses en amont du mock up ou du wax up qui appelleraient bien des posts: c’est la notion du plan de traitement restaurateur.
Ce point est vraiment capital et je crois qu’un blog entier pourrait y être consacré. S’il est indispensable de rappeler les différents outils qui permettent de conduire un plan de traitement, si la CFAO, incontestablement, apporte à la notion de plan de traitement, il reste l’interrogation centrale: que veut on faire, pour quel bénéfice, pour restaurer une situation orale globalement atteinte?

Thomas SASTRE

Cher Gilles,
Effectivement, les indications et techniques inhérentes aux wax-up et mock-up ne sont pas abordés dans ce post pour 2 raisons:
– cette partie du blog est réservée à la cfao et ses apports en clinique
– le sujet de ce post concerne plus les apports de l’impression 3 D que les wax-up et mock-up.

Toutefois, tu as parfaitement raison.
Le projet esthétique par soustraction est fréquent et la méthode « conventionnelle »ne permet de ce fait aucune validation clinique par Mock-up préalable.
Dans ces situations, les outils numériques prennent toute leur importance car ils permettent une prévisualisation virtuelle du projet sur le visage du patient et ce,sans préparer les dents concernées par la soustraction.
De plus, cela répond à une de tes remarques.
Nous pouvons faire un nombre illimité de projet,visualiser leur intégration respective sur le visage , ceci nous faisant gagner un temps précieux en clinique.
Sans parler du laboratoire pour qui la préparation des modèles et des wax-up peut s’avérer chronophage.

Voici un cas clinique pour illustrer mon propos.
Je te demande toute ton indulgence et ta compréhension car étant en vacances,je n’ai en ma possession qu’un cas « additif ».
Toutefois, tous les intérêts sont les memes:
– visualisation du wax-up sur modèle d’etude avec préservation en transparence de la situation initiale impossible en technique conventionnelle surtout en soustractif
-intégration du wax-up sur le visage du patient pour validation certe du sourire,mais également des axes primordiaux ( ligne bipupillaire,milieu interincisif…)
-visualisation en coupe de la situation initiale et du projet permettant de mettre en évidence sa faisabilité
-cette visualisation en coupe donnant également les épaisseurs précises des corrections à effectuer,cela permet un choix très précoce entre les restaurations (couronne,overlay,ventrale..) et entre les matériaux .

Comme en implantologie il y a une quinzaine d’année avec les outils numériques de planification, la dentisterie restauratrice connait une nouvelle ère: la planification prothétique esthétique et fonctionnelle.

Quoi qu’il en soit,ces outils ne sont en aucun cas substitutifs à l’apprentissage des pré-requis indispensables esthétique,implantologie…..,pré-requis que tu enseignes si bien depuis des années.

En espérant pouvoir échanger avec toi très prochainement sur ce nouvel univers.

Bien à toi et bon été à tous.

Thomas SASTRE

wax-up effectué à partir de modèles d’etudes par empreinte optique

Thomas SASTRE

visualisation sur le visage

le projet est ici très »blanc » pour des raisons pédagogiques.
Nous pouvons effectuer une prévisualisation beaucoup plus naturelle en jouant sur la couleur du wax-up.

laborde

Mon intervention avait pour but d’ouvrir sur des informations autres que le projet additif qui ne présente aucune difficulté; mais ce n’est qu’une opportunité thérapeutique dont la validation est élémentaire.
Dans un projet soustractif, les difficultés sont autres et méritent de l’information à propos du « projet prothétique numérique »
Quant à l’impression 3D, c’est aujourd’hui le seule solution pour profiter de la totalité du flux numérique et j’y adhère complètement.
Je n’ai pas voulu être embarrassant, mais plus constructif.
Merci pour tous les efforts fournis, je suis à fond derrière l’état d’esprit

Thomas SASTRE

un commentaire n’est jamais embarrassant et toujours très constructif….surtout venant de toi!

merci pour ton soutien
d’ailleurs, je me permettrai de revenir vers toi pour échanger sur tous ces « smile design »

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