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Calcul de doses #6 : on fait le point

Je vous ai demandé, la dernière fois, si l’observation du tableau final proposé suscitait des réflexions particulières de votre part…
Nada, nothing, nichts, hiçbir şey.
Pour mieux dire : rien.

Observons cependant :

Nous allons donc prendre, en guise de nombre de cartouches injectables en une séance de soins, les limites applicables à l’articaïne 4%.

Certains esprits chagrins pourraient se dire que, pour l’articaïne, on a fait le calcul avec un volume de cartouche de 1.8 mL, alors que les fabricants indiquent 1.7 mL. C’est exact.
Alors, faisons le calcul avec une cartouche de 1.7 mL, pour vérifier ce que cela donne. Pour rappel, la quantité d’articaïne à 4% contenue dans une cartouche est de 68 mg (40 mg/mL x 1.7 mL). On obtient les valeurs suivantes :

Si nous ramenons le nombre de cartouches à l’unité immédiatement inférieure, pour augmenter la sécurité, nous constatons qu’on peut injecter, dans ce cas de figure, grosso modo, une cartouche pour 10 kg de poids corporel du patient.

Par conséquent, pour les phobiques des calculs de doses, on peut proposer l’approximation suivante :

Donc, par exemple, 4 cartouches pour un patient de 40 kg, 5 cartouches pour un patient de 50 kg, etc. jusqu’à un maximum de 7 cartouches pour les patients de 70 kg et au-delà. Bien sûr, ce mode de calcul aboutit à un nombre de cartouches injecté systématiquement très inférieur à celui issu des calculs habituels : c’est normal, puisque nous avons pris le parti de la sécurité.

Mais, dès que vous approcherez de l’une des limites ainsi déterminées (1 cartouche pour 10 kg de poids corporel, ou le maximum absolu de 7 cartouches), vous serez contraint de faire un calcul de doses en bonne et due forme, comme il vous a été abondamment montré précédemment.

  1. Avez-vous souvent dépassé 7 cartouches d’anesthésique local en une seule séance de soins ?
  2. En quelles circonstances ?
  3. Six posts pour en arriver là : c’est trop ? Commentez.

Commentaires

plt35

Comme bcp j’aime bien vos post. Si je ne les commente pas , c’est qu’il sont tellement complets voire parfois complexes que je ne me sens pas à la hauteur.
Cette fois je peux répondre, il m’arrive sur certaines chirurgies implantaires de dépasser légèrement ces doses.
Cordialement

Thierry COLLIER

Merci de votre commentaire.
Je suis navré que les posts puissent vous paraître « complexes » : il est vrai que les calculs de doses – si c’est bien à ceux-là que vous faites allusion- revêtent un aspect plutôt ardu, bien que je me sois efforcé d’y mettre de la progressivité et de répéter les processus (puisque « la répétition est l’âme de l’enseignement »).
Je prends bonne note que j’ai bien des efforts à faire pour simplifier tout cela.
Bien à vous.

Geococker

Bonjour,
Merci pour cette série de posts qui m’inspirent quelqes commentaires :
– j’ai ressorti la notice de mon anesthésique, l’ai (re)lue et disons que, pour moi, ce n’était pas du luxe…
– dans le dernier tableau ci-dessus on en arrive à la conclusion qu’on peut injecter une carpule d’anesthésique pour 10kg de poids d’un patient en bonne santé. Cependant, il me semble que les poids de l’ordre de 10, 20, 30kg concernent plutôt des enfants, non ? Or, pour ceux-ci, ma notice (articaïne) préconise de ne pas dépasser 5mg/kg, donc environ les 2/3 de la poso adulte.
– la même notice indique que chez le patient âgé la poso devra être réduite de moitié (je ne sais pas à partir de quel âge on considère qu’un patient est « âgé »…). Sans pour autant qu’il s’agisse d’un patient présentant de pathologie particulière.
Pour ma part, n’effectuant qu’une omnipratique classique, je ne dépasse que très rarement la carpule.

Thierry COLLIER

Merci à vous de ces remarques.
Le tableau en question s’adresse au patient adulte, comme précisé dans les divers posts précédents. Le fait d’avoir laissé les calculs débuter avec un poids corporel de 10 kg visait, vous l’aviez bien compris, à rendre plus visible le principe général: 1 cartouche par kilo de poids corporel.
Pour les calculs concernant les patients qu,i sans être pathologiques, nécessitent une attention particulière (dentisterie pédiatrique, gérodontologie, etc.) des posts détaillés sont évidemment prévus par la suite.
Je serai très heureux de découvrir vos commentaires à ce moment-là.
Bien cordialement vôtre.

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