Naviguer / Chercher

Anesthésier la canine et les incisives mandibulaires #1

Je vous convie à la lecture attentive de cet extrait tiré du compte-rendu d’une « conférence interactive en direct » publié en 2006. La conférence s’intitulait : « Comment réussir son anesthésie ? » *

Il s’agit ici d’analgésier une dent du groupe incisivo-canin mandibulaire. Voici donc la méthodologie proposée par les conférenciers (je cite strictement) :

La Mandibule

Les incisives et les canines

« Les échecs se rencontrent plus souvent à la mandibule qu’aux maxillaires, mais pas dans toutes les régions : en ce qui concerne le groupe incisivo-canin, on a assez peu de problème. Il y a une certaine similitude entre ce secteur antérieur de la mandibule et le maxillaire. La corticale est mince, il y a fréquemment des fenestrations et des déhiscences, et on va utiliser classiquement l’anesthésie locale para apicale. Une des erreurs classiques consiste à vouloir enfoncer trop profondément l’aiguille. Dans ce cas, les conditions anatomiques ne sont plus du tout les mêmes car l’on va se retrouver en rapport avec un os cortical relativement épais. Il faut bien déposer la solution en regard des apex, et ne pas oublier de tracter également la lèvre inférieure vers l’avant pour éviter une possible infiltration du muscle mentonnier. En cas d’échec, si vous injectez en regard de la 42, il faut faire un complément du côté opposé, parce qu’il est montré que le nerf incisif croise la ligne médiane. Il faut savoir que la première attitude à adopter est de compléter du côté opposé. Si vous êtes toujours face à un échec, il faut alors faire un complément lingual, de part et d’autre du frein de la langue, pour venir bloquer le nerf du mylo-hyoïdien, et du ventre antérieur du digastrique, qui pénètre la région symphysaire. Cette suppléance nerveuse existe dans 50 % des cas. Malgré cela, si vous êtes toujours face à un échec, il faut savoir que le nerf mentonnier, qui est principalement dédié aux tissus mous de la lèvre et du menton, donne également des rameaux osseux qui viennent s’anastomoser avec le plexus incisif, donc : anesthésie bilatérale des deux nerfs mentonniers. »
 


Je résume : pour analgésier une incisive ou une canine inférieure : par exemple en regard de 42

protocole d'anesthésie de la canine et des incisives mandibulaires
protocole d’anesthésie de la canine et des incisives mandibulaires
  1. Quelles réflexions vous inspire la démarche suivie par les conférenciers ?
  2. Vous conformeriez-vous à ce protocole ?
  3. Comment auriez-vous fait, personnellement ?
*P. Carpentier et P. Machtou. Comment réussir son anesthésie ? Conférence Zedental.com. Compte-rendu par S. Benero S et N. Cohen dans Le Fil Dentaire. Au fil des conférences. 2006; 11 :12-6.

Commentaires

eric

Pour ma part, je n’utilise pas ce protocole. En fait, je ne me souviens pas avoir eu des échecs d’anesthésie dans cette région anatomique … J’ai beau chercher … non, je ne vois pas.
En lisant ce protocole, je me dis :  » tout ça pour ça ? »

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.